Tumeurs de la peau

Le savoir faire du chirurgien plasticien est mise à l’épreuve pour reconstruire le corps du patient et les dernières technologies disponibles, tous les défets qui peuvent apparaître après avoir enlever de façon définitive une lésion de la peau.
Le but est de redonner la forme et la fonction, avec moins des cicatrices et séquelles visibles.

fiche pratique : Tumeurs de la peau

GÉNÉRALITÉS Techniques chirurgicales Déroulement Résultats

La chirurgie des lésions cutanés permets d’enlever avec des marges de sécurité oncologique de peau saine (de quelques millimètres) la lésion en cause, avec un examen histologique qui permet de savoir de façon définitive le type bénin ou malin de cette lésion.

Un examen préalable faite avec votre dermatologue, des biopsies pour des lésions le plus suspectes vont orientés votre chirurgien esthétique dans le choix de la technique chirurgicale d’exérèse et de reconstruction.

Différentes lésions de la peau peuvent être rencontrées :

  • Des lésions bénignes type « grains des beauté » ou nævus, avec parfois des modifications de taille, couleur, des marges irréguliers, apparition de croutes et des saignements peuvent nécessiter une exérèse par précaution, car risque de transformation vers la malignité
  • Des grains de beauté stables, sans aucune modification locale, mais mal placés, inesthétiques, irrités par le patient ou par les soins locaux- demande de correction esthétique, sans aucune prise en charge par l’assurance maladie
  • Des lésion bénignes type kystes (kystes sébacés, ou loupes dans le cuir chevelu) ou de lipomes (amas graisseux bien localisés) peuvent parfois être gênants par leur localisations, irrités par les sois locaux, parfois traumatisés par les frottements
  • Des lésions cutanées en marge de malignité (kératose pré-épythéliomateuse, les kératose séniles ou solaire modifiées) – des biopsies seront faites afin de trancher sur le caractère bénin ou pas
  • Des lésion malignes (carcinomes baso-cellulaire, carcinome épidermoïdes, mélanomes, etc), confirmés souvent par une biopsie préalable. La gravité de ces lésions dépend du type histologique, de leur localisation du terrain du patient.

La prise en charge des certaines tumeurs de la peau nécessitent un service spécialisé, avec discussions des dossiers en réunions de concertation pluridisciplinaire.

 

L’ablation de la lésion est réalisée par un geste chirurgicale d’exérèse le plus souvent en fuseau, en passent au large en surface et profondeur de la limite de la lésion visible, suivie d’une suture directe par un rapprochement des berges.

Cette technique est indispensable pour éviter les fronces disgracieuses sur les extrémités de la cicatrice.

Plus une cicatrice est longue, plus l’excès de peau autour de la lésion enlevée sera résorber dans la suture, avec au final une suture lisse, sans déformation locale., avec la moindre tension sur ses berges et une meilleur résultat esthétique à long terme.

Difficile à croire pour le patient la nécessité d’une longue cicatrice, qui est au fond juste, une question de mathématique.

Les explications sur des desseins en consultation permettent d’éviter toute mauvaise surprise après l’intervention en ce qui concerne la longueur de la cicatrice et de son emplacement.

Les cicatrices seront placées dans les plis naturels du visage ou dans des « zone d’ombre » pour mieux les cacher.

Si la fermeture directe n’est pas possible (lésion trop grande, localisation de la lésion sur une zone anatomique délicate), une reconstruction par une greffe de peau prélevée sur le patient même ou une plastie locale pour déplacer les tissus plus souples avoisinants seront utilisés.

Avant l’intervention

Pour les lésions douteuses une biopsie sera faite souvent par le dermatologue, avant votre consultation avec le chirurgien esthétique.

Des photographies de la lésion seront prise en consultation, un dossier médical complet vous sera fourni (fiche d’information SOFCPRE, devis et consentement éclairé).

La technique chirurgicale, l ‘emplacement de la cicatrice, sa possible longueur et ses possibles évolution en immédiat et à long terme seront abordés avec votre chirurgien.

Le patient sera informé du risque de récidive à long terme, en cas de certains types histologiques des lésions connues à haut risque de récidive (infiltrant, sclérodermiformes,  épidermoides, etc.) ou de par leur placement sur le visage (zone péri-orificielle).

Le patient est informé aussi de la première consultation du risque d’une reprise chirurgicale, le geste dépendant du résultat de l’analyse définitive de la lésion disponible entre 2-3 semaines postopératoires.

L’intervention

La chirurgie peut se réaliser :

  • sous anesthésie locale pure (les petites lésions, bien placées) ,
  • sous sédation complétée par une anesthésie locale pour le confort du patient -lésions plus grandes, placées sur des zones sensibles du visage, technique de reconstruction plus longue et complexe (greffe de peau, lambeau locaux)
  • sous anesthésie générale, le patient étant endormi complétement- chirurgie de reconstruction plus lourdes, patients stressés, etc.

L’hospitalisation est soit en soins externe (arriver à la clinique avant l’opération et sortie sans passage par une chambre juste après la fin de l’intervention), en ambulatoire (hospitalisation d’un jour) si anesthésie générale ou en fonctions de l’état médical des patients.

La durée opératoire est en fonction du geste à faire (de 30 minutes à plusieurs heures).

Après l’intervention

Suites post-opératoires

Les douleurs sont modérées et bien calmés par la prise des antidouleurs classique.

Un gène, une sensation de tension, de tiraillement est souvent présente en fonction de la localisation de la cicatrice.

Des consignes spécifiques pour les soins vous seront fournis à la sortie par votre chirurgien (soins différents pour les lambeaux et pour les greffes de peaux).

Le massage des cicatrices et la protection solaire est conseillé une fois la cicatrisation complète obtenue, sur une durée de plusieurs mois

Il faudrait éviter les tensions sur la cicatrice lors des mouvements, car risque de désunion, d’infection, d’élargissement à long terme.

Complications possibles

Pour mieux comprendre l ‘évolution et la prise en charge des cicatrices, veuillez consulter le chapitre de « corrections des cicatrices ».

Des cicatrices anormales (hypertrophiques, chéloïdes, rétractiles-brides, adhérentes, enfoncées, déprimées, ulcérées, hypersensibles, avec des démangeaisons locales) sont décrites dans l’évolution à long terme.

Une surveillance des cicatrices s’impose de façon régulière, par le patient, son médecin traitant, afin de dépister les cicatrices anormales et permettre leur prise en charge rapide.

L’évolution des cicatrices est parfois imprévisible, elle dépend du terrain héréditaire et des facteurs intrinsèques (propre à chaque individu). Des réactions tissulaires inattendues et propres au patient peuvent favoriser un résultat excessif, insuffisant ou asymétrique.

DOCTEUR
ADINA PETREA

CHIRURGIE PLASTIQUE & ESTHÉTIQUE À MELUN ET PARIS

Après le plaisir de l’apprentissage long et rigoureux, est venue la joie de la pratique et de l’expérience intense, la sérénité dans l’échange et le partage avec mes patients.

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