AUGMENTATION DU SEIN PAR INJECTION DE GRAISSE

Une augmentation « naturelle » avec sa propre graisse est une technique moderne qui a fait ses preuves d’abord dans la reconstruction des seins pendants des années, permettant à nos jours d’offrir une nouvelle approche pour les femmes qui souhaite profiter pleinement de deux avantages-une lipoaspiration des surcharges graisseuses bien localisées et une augmentation naturelle du volume mammaire, avec un bonnet de moindre volume qu’un implant, mais avec la possibilité de mieux contrôler à long terme le volume.

fiche pratique : Augmentation du sein par injection de graisse

GÉNÉRALITÉS Techniques chirurgicales Déroulement

Augmenter ou restaurer le volume mammaire en utilisant la propre graisse de la patiente est une technique qui a fait ses preuves depuis des années dans la chirurgie de reconstruction du sein, avec des recommandations actuelles bien définies pour une augmentation esthétique et très séduisante, surtout si correction des surcharges graisseuse demandées par la patiente.

Recommandations SOFCPRE et HAS 2015

Le petit volume mammaire présente depuis toujours, ou la perte du volume glandulaire suite à des variations pondérales ou à des grossesses peuvent bénéficier des différents techniques de ré-drapage cutané et injection de graisse, augmentation par petite prothèse et graisse ou augmentation seulement par de la graisse, sans risque de rejet.

La graisse peut être utilisée pour une augmentation mammaire naturelle, modérée (augmentation d’un demi bonnet ou un bonnet maximum), pour une patiente qui a déjà un volume mammaire et un capital graisseux satisfaisant.

Le résultat à long terme est stable (si pas des variations importantes de poids) et très naturel, à la palpation et visuellement.

L’augmentation du volume mammaire par de la graisse est suivie d’une perte du volume graisseux (résorption naturelle de la graisse en moyenne de 30%) dans les premiers mois postopératoires, d’où la nécessité parfois des plusieurs interventions de lipofilling mammaire pour arriver à un volume mammaire satisfaisant.

Pour en savoir plus, merci de consulter les dernières Recommandations SOFCPRE sur le lipomodelage mammaire qui ont été actualisées en janvier 2015 par la HAS.

  • Présence d’une asymétrie mammaire modérée, la patiente ne souhaitant pas utiliser un implant mammaire, une correction du volume peut être proposé avec sa propre graisse, en utilisant les excès graisseux bien localisés.
  • En cas d’augmentation par prothèses, si peau fine, risque de palpation du contour de la prothèse, un épaississement, matelassage des tissus peut être obtenu en utilisant la graisse
  • En cas de persistance d’une petite asymétrie déjà existante impossible de corrigé par des prothèses de volume ou de forme différentes
  • En cas de souhait d’ablation des implants avec augmentation naturelle du volume
  • En cas de correction des malformations mammaires (seins tubereux, sdr. de Poland) ou des maltformations  thoraciques , une hypoplasie mammaire souvent unilatérale
  • En cas de reconstruction mammaire ou corrections des séquelles post-traitement conservateur (souvent séquelles de radiothérapie)
  • Parfois, en cas de coque (capsule fibreuse péri-prothétique) avec ou sans antécédent de radiothérapie, une amélioration de la consistance, de la souplesse et de la qualité de peau peut être obtenue par un ou plusieurs gestes de lipofilling (injection de graisse)
  • Si demande d’une lipoaspiration, une correction raisonnable du petit volume mammaire peut être réalisé pendant la même intervention, avec l’avantage de d’affinement de la silhouette et de l’augmentation naturelle du volume mammaire

Avant l’intervention

L’augmentation du volume mammaire par de la graisse est suivie d’une perte du volume graisseux (résorption naturelle de la graisse en moyenne de 30%) dans les premiers mois postopératoires, d’où la nécessité parfois des plusieurs interventions de lipofilling mammaire pour arriver à un volume mammaire satisfaisant.

La consultation avec votre chirurgien est essentielle, afin de décider de la faisabilité de l’intervention, de votre capital graisseux à utiliser en plusieurs fois ou pas, de zones à lipo-aspirer, des corrections des volumes possibles, de la limite de la technique et d’autres technique concomitantes (correction du volume par petite prothèse, ré drapage cutané, etc.)
Les cellules graisseuses sont vivantes, pour augmenter leur prise, il faut que le tissus receveur soit de bonne qualité, bien vascularisé et le tabagisme doit être proscrit.

Si petite augmentation et poids stable, une seule intervention sera suffisante.
Pour augmenter les 2 seins d’un bonnet, il faut anticiper un volume de minimum 250-300 cc de graisse par sein, car résorption postopératoire de 30%..
Donc, il faut prélever environ un litre de graisse dilué qui permettra d’avoir au moins 500-600 cc de graisse pure à la fin, d’où les limites de la technique chez les patientes minces, qui ne souhaitent pas des prothèses mammaires.
Pas de contra indication d’une augmentation par prothèse ou d’une nouvelle séance de lipofilling à long terme si volume jugé comme insuffisant, à long terme.

Comme pour toute intervention de chirurgie esthétique, 2 consultations seront obligatoires. Un dossier médical complet (photographies, bilan imagerie inclus) sera réalisé.
Un bilan radiologique (échographie, mammographie, IRM) sera réalisé, ainsi qu’un bilan sanguin. Signature du devis, du consentement éclairé et de la fiche d’information SOFCPRE. Remise des ordonnances pour une gaine de contention en postopératoire.
Délai de réflexion de 15 jours entre la première consultation et l’intervention en chirurgie esthétique). Ce délai n’est pas obligatoire en chirurgie réparatrice.

L’intervention chirurgicale

L’intervention se réalise sous anesthésie générale, elle peut durer de 1.30h à 3h, en fonction du volume graisseux prélevé et injecté, en ambulatoire (vous arrivez le matin et vous rentrer le même jour) ou en hospitalisation de 24h (si lipoaspiration importante ou d’autres gestes chirurgicaux associés-pose des prothèses, cure de ptose, etc.).

La graisse sera prélevée sur les zone de surcharge graisseuse localisée (bourrelets)- abdomen, hanches, cuisses ou genoux par une technique de lipoaspiration classique, avec des cicatrices à minima (1-3 mm), par une technique a traumatique et en utilisant un matériel adapté.

La graisse sera traitée par différents techniques (centrifugation, lavage) et injectée par plusieurs petites incisions avec des canules très fines, à bout mousse sous la peau, sous la glande mammaire, dans l’épaisseur du muscle grand pectoral. La technique sera douce, à-traumatique pour permettre une meilleure prise de greffons graisseux. La graisse sera repartie de façon uniforme dans plusieurs plans, la sur correction du volume à minima, pour ne pas empêcher la prise d’un grand nombre des cellules graisseuses par compression.

Après l’intervention

Suite postopératoires

-Une gaine de contention sera porte sur les zones de prélèvements de la graisse, comme dans une lipoaspiration classique, pendant 3-4 semaines, en fonction du volume graisseux prélevée, qualité de la peau.
-Au niveau de la poitrine, un pansement léger sera mis en place, sans soutien gorge de contention, pour ne pas compromettre la viabilité et la prise de greffons graisseux.
– Des soins locaux peuvent être faits pendant une petite semaine.
-Les fils sont résorbables, des steristrips peuvent être mis en place et changés, les pansements prescrits seront imperméables, douche possible dès le lendemain.
-Les bleus (ecchymoses) disparaissent dans 1-2 semaines
– Désocialisation- 7-10 jours
-Reprise progressive du travail, du sport, des efforts
-Résultat final appréciable à environ 3 mois, après la résorption partielle de la graisse
-Evolution du résultat stable dans le temps si pas des variations pondérales

Complications possibles

-La surveillance par échographie ou mammographie sera faite dans toute sécurité à long terme (bilan imagerie mammographie et IRM à un an postopératoire obligatoire). La patiente s’engage à consulter le même radiologue qu’en préopératoire, avec une surveillance médicale adaptée.

– Des complications type nodules sous-cutanés, kyste huileux de cytostéato-nécrose, palpable plus ou moins, des rougeurs, gonflement de la poitrine, signes inflammatoires, peuvent nécessiter une prise en charge adaptée (traitement local, ponction, antidouleurs, imagerie).

– Des microcalcifications caractéristiques au lipofilling doivent être reconnues et surveillées par votre radiologue
« A ce jour, il n’a pas d’élément probant permettant de penser que le transfert de graisse pourrait favoriser l’apparition d’un cancer du sein. Par contre, il n’empêche pas la survenue, si celui-ci devrait apparaitre. La patiente a son propre risque de survenu d’un cancer du sein, qui dépend notamment de son âge, de ses antécédents familiaux et de sa densité mammaire. » (Fiche SOFCPRE)

DOCTEUR
ADINA PETREA

CHIRURGIE PLASTIQUE & ESTHÉTIQUE À MELUN ET PARIS

Après le plaisir de l’apprentissage long et rigoureux, est venue la joie de la pratique et de l’expérience intense, la sérénité dans l’échange et le partage avec mes patients.

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