Lifting cervico-facial

Le passage du temps, le style de vie, l’exposition solaire, la génétique, peuvent parfois marquer trop un visage, malgré un ressenti d’âme jeune. La correction des bas-joues, une mise en tension de l’ensemble du visage et du cou est souvent demandée quand les remèdes de la médecine esthétique ne suivent plus…

Souvent mal appréhendées par les patientes comme chirurgie lourdes, les techniques se sont énormément allégées de nos jours, dans un contexte ou la vie sociale impose des contraintes de temps et de récupération rapide.

fiche pratique : Lifting cervico-facial

GÉNÉRALITÉS Techniques chirurgicales Déroulement Résultats

La chirurgie esthétique de l’ovale du visage et du cou est une demande assez courante à partir du moment ou la médecine esthétique atteint ses limites et le relâchement cutané devient trop important.

On peut retarder le moment de la chirurgie par :

– des injections de toxine botulinique (Botox) au niveau du front (pour lisser les rides frontales), atténuer la ride du lion, au niveau de la partie latérale du sourcil (pour remonter légèrement la queue du sourcil et ouvrir le regard), au niveau de la patte d’oie (pour la défroisser)

– par des produits des comblement (acide hyaluronique) tant qu’il n’y pas pas trop d’excès de peau (remplissage d’une tempe affaissée, apport du volume pour le sourcil, remplissage des ridules)

Une fois que l’excès de peau s’installe avec l’âge, apporter du volume dans des tissus distendus, qui ne sont plus à leur place peut donner un aspect bouffi, non naturel.

Les injections de Botox ont un effet temporaire et ne permets pas le redrapage de la peau par mise en tension des tissus.

Le lifting cervico-facial, par une mise en tension des structures musculaire profonde, une exérèse de peau en excès et un apport des volumes perdus par de la graisse (lipostructure) permet de :

  • Si associé à un lifting temporal, il va repositionner le sourcil affaissée dans sa position de « jeunesse » avec ouverture du regard, par une mise en tension des tissus de la région temporale
  • Redessiner les pommettes et améliorer la vallée des larmes (zone creuse dans la partie interne des pommettes) par une fixation profonde et une injection de graisse
  • Atténuer la profondeur des plis cutanés situé entre le nez et le coin de la bouche (sillons naso-géniens) par une tension sur les tissus profonds et par une injection de la graisse
  • Corriger la partie inférieure de l’ovale du visage, avec le relâchement cutané des bas- joues
  • Améliorer l’angle cervico-mentonnier qui est combler par de la graisse par une lipoaspiration, avec corrections des brides musculaires, d’ou l’aspect de rajeunissement global

Il faut tenir compte du fait que le lifting n’agit pas sur les rides d’expression, les rides de la pattes d’oie ou les rides péri-buccale, qui peuvent bénéficier d’autres gestes de la médecine esthétique, avant ou après le lifting du visage.

Le lifting ne va pas corriger l’aspect de la peau dans sa partie superficielle -épiderme, qui est souvent soumis à un vieillissement précoce solaire (ridules, taches, peau fripée), pour ça, des traitements de dermato-cosmétiques (type peeling, laser, lampe pulsée, derma-abrasion, PRP) vous seront recommandés avec un spécialiste.

Le but du lifting n’est pas de changer la forme, l’aspect du visage. On souhaite plus tôt retrouver un aspect de visage rajeuni, frais, dynamique, éviter tout aspect figé, non naturel, voir « opéré », tellement redouté par les patients.

Avec les options actuelles de la médecine esthétique, le lifting reste une bonne indication à partie de l’âge 45 ans.

Le résultat devrait être entretenu à long terme par des injections de toxine botulinique (Botox), produit des comblement (acide hyaluronique) ou une lipostructure (injection de la graisse), pour atténuer les effets du vieillissement.

Cette chirurgie esthétique n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie.

La cicatrice est située à 3 cm en arrière de la ligne chevelue dans la région temporale, est descend devant l’oreille pour épouser son contour, passe derrière le lobule de l’oreille, remonte derrière l’oreille et continue dans le cuir chevelu sur une distance variable, en fonction de l’excès de peau à enlever.

La cicatrice n’est pas visible si vous allez attacher vos cheveux en chignon, à long terme, car elle n’est descende pas sur le cou, restant bien cachée dans le cheveux et derrière l’oreille.

On décolle sous la peau sur une surface plus ou moins grande en fonction des gestes à faire (lifting temporal, lifting du cou).

Le décollement limité de la peau avec un geste sur les structures profondes permet des soins postopératoires plus simple, la peau est moins « marquée » et les cicatrices ne seront pas en tension, on évitera l’aspect « tiré » du lobule de l’oreille et le déplacement des cicatrices dans une zone visible.

On corrige le relâchement musculaire par une dissection minutieuse du system musculo-aponévrotique superficielle (SMSAS) pour mettre en tension le plan profond et éviter toute tension sur la peau après l’opération. Cette remise en tension est bien dosée et précise, pour garder un vidage naturel et les expressions propres au patient après l’opération.

La peau est rédrappéee sur les tissus profonds mis en tension, l’excès de peau enlevé, la peau est suturé pour obtenir en effet naturel.

Les bas-joues sont ainsi corriger par la traction sur les tissus profonds et le redrappage de peau.

On corrige par la lipostructure (graisse) le volume manquant au niveau des pommettes et on diminue l’aspect marqué des sillons naso-géniens, les rides profondes seront ainsi diminuées, sans jamais disparaître. La lipostructure des pommettes, des sillons naso-géniens est faite avec de la graisse prélevée souvent au niveau de la face interne des genoux.

On peu associer une lipoaspiration du menton et une correction des brides musculaires au niveau du cou.

Parfois une petite cicatrice sous le menton permet d’enlever la graisse profonde au dessous du menton, remettre en tension les muscles distendus et mieux définir l’angle cervico-mentonnier.

Des fils résorbables sont placée sous la peau, un drain de chaque coté aussi, et les cicatrices sont fermées aves des fils résorbables, des agrafes dans le cuir chevelu.

Un pansement type casque est mise en place à la fin de l’intervention pour une durée de 24h.

Des gestes associés de type blépharoplastie peuvent être faites au début de l’intervention.

Les cicatrices peuvent être différemment placées chez la femme et chez l’homme, afin de préserver la partie poilue pré-auriculaire chez l’homme.

Avant l’intervention

Les consultations avec votre chirurgien esthétique (minimum 2) vous permettront de mieux comprendre les corrections à faire, les limites du geste chirurgical (le lifting n’agit pas sur les rides et ridules superficielles de la peau), les suites opératoires à préparer et l’évolution du résultat à long terme.

Si la demande est justifiée, le résultat sera stable dans le temps, à la condition de suivre une hygiène de vie correcte (éviter le tabac, l’exposition sans protection au soleil, variations pondérales).

Un dossier médical complet (photographies, fiche d’information SOFCPRE, devis et consentement éclaire) sera réalisé, une consultation avec l’anesthésiste programmée.

L’arrêt de tabac est conseillé 1 mois avant et 1 mois après l’opération.

L’arrêt de l’aspirine et des anti-inflammatoires est conseillé jusqu’à 2 semaines préopératoire.

En cas de coloration des cheveux, prévoir une coloration avant l’intervention, car sinon il faudra attendre 1 mois pour ne pas irriter les cicatrices.

N’arrivez pas fatiguée, démaquillage conseillé avant, arrivé à jeun.

Prévoir une écharpe, des lunettes à montures épaisses pour la sortie de la clinique. En cas de port des lentilles de contact et intervention sur les paupières vous ne pouvez pas les remettre avant 10 jour, prévoir une paire de lunettes de vue.

L’intervention chirurgicale

La plupart du temps l’intervention se réalise sous anesthésie générale, si mini lifting du visage prévu, l’intervention peut se réaliser sous sédation, complétée par une anesthésie locale.

Le mini lifting sera un geste cutané pure, avec de soins et des suites très simples, surtout en cas des patientes qui ont déjà eu un lifting et qui souhaitent une petite correction des années après, soit si l’âge est de 30-35 ans, avec un début de relâchement cutané, donc le lifting est fait dans un but de prévenir un vieillissement précoce.

En fonction de la complexité du geste à faire (lifting temporal ou chirurgie des paupières associées, lipostructure du visage, traitement des brides musculaire du cou) l’intervention se réalise en ambulatoire (admission et sortie le même jour) ou avec une hospitalisation de 24 h (1 nuit).

La durée de l’intervention peut varier de 1h à 5 h, en fonction des gestes prévus.

Un pansement type casque sera mis en place pour les premières 24h.

Les fils sont résorbables, des agrafes peuvent être placées dans le cuir chevelu et un drain de chaque coté du visage.

Après l’intervention

Suites postopératoires

Prévoir une période de repos, avec un maintien d’une position surélevée de la tête le plus long temps possible de jour et de nuit, pour diminuer le gonflement du visage. Vous pouvez appliquer des compresses froides sur le visage.

L’œdème est maximum au bout de 3/4 jours et diminue progressivement. Parfois, il peut persister sur plusieurs mois et il peut être aussi asymétrique.

Les bleus peuvent persister 15-20 jours, prévoir une crème à base de l’Arnica.

Parfois, la persistance des bleus, les éventuelles indurations de la peau et les modifications de sensibilités sont variable d’un coté à l’autre du visage, c’est normal d’avoir après l’opération une dissymétrie provisoire, cela ne va pas influencer le résultat final.

Les douleurs sont modérées et calmées par la prise des antidouleurs classiques. Elles sont de type raideur, tension, tiraillement lors des mouvements et de la mimique..

Une sensation de tension, d’inconfort lors des mouvements du cou, avec une sensation de peau indurée à la palpation, avec un manque de sensibilité sera normal pendant plusieurs semaines, parfois mois.

Les cicatrices peuvent être cachées par les cheveux et un maquillage léger, après 5-8 jours.

Les troubles de la sensibilité surtout autour du lobule de l’oreille sont fréquentes et peuvent persister plusieurs mois.

Si fils non résorbables, ils seront retirés au bout de 5-8 jours.

Un shampooing doux sera fait au bout de 24-48h, ainsi que des soins avec un produit antiseptique pour les cicatrices du cuir chevelu.

Les cicatrices seront laissées à l’air, une crème cicatrisante qu’une crème de protection solaire, ainsi vous sera recommandé.

Prévoir une période de 7- 15 jours environ pour être présentable à vos amis proches, mais 1 mois minimum pour les autres amis…

Possibles complications

L’hématome (saignement sous la peau en postopératoire avec gonflement du visage)

Il nécessite une prise en charge rapide pour éviter un préjudice sur la peau. Il intervient souvent dans les premières 24h (pendant l’hospitalisation) avec une reprise parfois au lit par drainage et lavage, parfois au bloc opératoire.

Troubles de la sensibilité de la peau– la sensation de peau « cartonnée, « engourdie », avec modification de la sensibilité surtout autour des oreilles peut durer plusieurs mois. Des massages vous seront conseillés.

Nécrose de la peau– une tension excessive lors de la fermeture du lifting, un antécédent de lifting fait il a y quelques années avec peau fine, peau abimées par le tabac et le soleil, sont des facteurs qui favorisent l’apparition des plaques de nécrose (croutes) qui cicatrice toujours, mais les soins seront plus long et les cicatrices peuvent être plus visible que d’habitude. Arrêt du tabac conseillé 1 mois avant et après l’intervention.

Paralysie segmentaire du nerf facial (branche mentonnière)- complication transitoire et exceptionnelle, est est suivie d’une déformation de la position de la lèvre inférieure lors de la mimique.

Des rétractions cicatricielles transitoires, des cicatrices trop visibles, une récidive partielle du relâchement des tissus, une chute localisée des cheveux en avant de la cicatrice (avec reprise chirurgicale quelques mois plus tard).

L’évolution des cicatrices est parfois imprévisible, elle dépend du terrain héréditaire et des facteurs intrinsèques (propre à chaque individu). Une surveillance des cicatrices est recommandée sur plusieurs mois après l’intervention. Des réactions tissulaires inattendues et propres au patient peuvent favoriser un résultat excessif, insuffisant ou asymétrique.

DOCTEUR
ADINA PETREA

CHIRURGIE PLASTIQUE & ESTHÉTIQUE À MELUN ET PARIS

Après le plaisir de l’apprentissage long et rigoureux, est venue la joie de la pratique et de l’expérience intense, la sérénité dans l’échange et le partage avec mes patients.

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